Les morilles
et apparentés (Suite)
Les espèces apparentées ou confondues avec les morilles :
Les morillons
Ces champignons appartiennent au genre Mitrophora. Ce genre se différencie
du genre Morchella (Morille) par les bords du chapeau
qui sont beaucoup moins adhérents au stipe du champignon.
On distingue 2 à 3 espèces que l'on trouve fréquemment sous les frènes,
en bordure de rivière.
Les verpes
Le port et l'habitat sont identiques à ceux des morillons.
Le chapeau est par contre très peu plissé et ne possède pas d'alvéoles
comme les espèces précédentes.
Les verpes sont des champignons assez rares que l'on doit s'abstenir de cueillir,
de toute façon, ce sont de médiocres comestibles.
Le genre Ptychoverpa
Représenté par une espèce, la Verpe de Bohème, dont le chapeau est libre
comme celui des verpes, mais plissé comme celui des morilles. Cette espèce constitue un
intermédiaire rare entre ces deux genres, à protèger strictement. Elle est de plus
microscopiquement très originale avec des asques bisporiques, contenant de grandes spores
oblongues.
| Mitrophora semilibera | Mitrophora varisiensis | Mitrophora fusca |
| Morillon à demi-libre | Morillon roux | |
| Verpa digitaliformis | Ptychoverpa bohemica | |
| Verpe en forme de doigt | Verpe de Bohème | |
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| Comestibilité : |
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Les gyromitres
On trouve dans nos régions au printemps, 2 espèces de gyromitres :
Gyromitra gigas (gyromitre géant) et Gyromitra esculenta, ce dernier, qui se traduit par
gyromitre comestible, porte bien mal son nom. En effet, ce champignon qui est
considéré comme un comestible médiocre, peut occasionner des intoxications graves
voire mortelles s'il est consommé mal cuit, en grandes quantités,
ou surtout lors d'ingestions répétées.
Les mécanismes d'empoisonnement sont encore mal connus, mais il semble qu'ils
fassent appels à des phénomènes allergiques ainsi qu'à des accumulations de toxines.
Par mesure de précaution, la consommation des 2 espèces de gyromitres doit être
évitée.
On les trouve souvent en compagnie des morilles noires, parfois un peu plus tardivement.
Une autre espèce, Gyromitra infula, le gyromitre en turban, est plutôt estivale.
Comestibilité : |
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Les pézizes
De nombreux intermédiaires relient les pézizes, qui sont des champignons en
forme de coupe,
aux morilles. Parmi ces intermédiaires, 3 espèces sont particulièrement proches de ces
dernières d'un point de vue systématique :
La pézize veinée : Disciotis venosa :
C'est une grande pézize, ridée, à odeur d'eau de javel,
qui fréquente les mêmes habitats que les morilles blondes ( Sous frènes).
Malgré un aspect assez différent, elle est très apparenté aux morilles. L'odeur d'eau
de javel
disparait à la cuisson, et l'espèce est un comestible moyen.
La pézize perlée : Discina perlata :
De même dimension que la précédente, cette grande pézize plus foncée se rencontre
cette fois dans les mêmes stations que les morilles noires ou que les gyromitres,
sur débris, souches, ou bois enfouis de conifères.
Elle n'est pas comestible.
L'acétabule vulgaire ou helvelle en coupe : Helvella acetabulum
:
C'est un pézize munie d'un pied et représentant donc un intermédiaire reliant les
pézizes aux
champignons de la famille des morilles. Non comestible.
La pézize coccinée : Sarcoscypha coccinea :
Outre les 3 espèces précédentes de parenté plus ou moins proche avec les morilles,
il existe nombre d'autres pézizes qui sont tous des champignons en forme de coupe, muni
ou non d'un pied, et de coloration et d'habitat très variables.
A titre d'exemple, citons la pézize coccinée, qui est un champignon hivernal et
printanier,
de coloration rouge vif, et venant sur bois enfouis.
La variété jurana qui pousse sur tilleul est particulièrement fréquente en
Franche-Comté.
Disciotis venosa |
Discina perlata |
Aleuria aurantia |
Sarcoscypha coccinea |
Pézize veinée |
Pézize perlée |
Pézize orangée |
Pézize coccinée |
Cuit : |
Cuit : |
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Cuit : |
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Les helvelles
Contrairement à beaucoup de champignons vus précédemment, les helvelles sont
des champignons d'automne, dont l'allure peut rappeler grossièrement celui des morilles,
et sont de ce fait parfois appelées morilles d'automne.
L'helvelle crêpue qui peut être consommée, est un médiocre comestible, qui n'a rien à
voir
avec le goût délicat des morilles de printemps.