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Herpès : du Bouton de Fièvre à l'herpès génital
En France, 10 millions de personnes sont touchées par le virus de l'herpès à des degrés et des localisations diverses. Un adulte sur cinq peut être confronté à un herpès labial au cours d'une année et l'herpès génital concernerait 2 millions d'individus. On constate un sous-diagnostic de cette pathologie.
Deux types de virus sont responsables de l'herpès : le virus Herpes simplex de type 1,
qui correspond généralement à l'herpès de la face et le virus Herpes simplex de type
2, vecteur le plus fréquent, de l'herpès génital. L'herpès est une maladie contagieuse
à récidives dont on peut difficilement se débarrasser définitivement. Il se
caractérise par une tendance à réapparaître, presque toujours au même endroit. La
douleur est généralement moins sévère que lors de la première manifestation. La
primo-infection herpétique, qu'elle soit labiale ou génitale, est le plus souvent
inapparente.
De l'herpès labial
L'herpès labial classiquement appelé bouton de fièvre est la forme d'herpès la plus
courante. Le virus provoque sur les lèvres et autour de celles-ci l'apparition de
vésicules transparentes, de la taille d'une tête d'épingle, entourées d'une aréole
rouge. Les bulles éclatent assez rapidement en formant des croûtes. La peau cicatrise
sans séquelles en 8 à 10 jours. Le virus HSV-1 est transmis par contact direct avec le
liquide vésiculaire ou la salive. Le premier contact, qui est le plus souvent inapparent,
a souvent lieu dans la petite enfance. Après la primo-infection, les virus se
positionnent dans les ganglions nerveux et peuvent y rester inactifs pendant des années
avant d'être réactivés à la faveur d'un facteur déclenchant (infections, fatigue,
stress, soleil, émotions, immunodépression
) et ainsi provoquer une poussée
d'herpès. La primo-infection, si elle se déclare, peut provoquer des symptômes de type
infectieux (le plus souvent chez les enfants) : fièvre, gingivo-stomatite, enflure et
ulcères sur les gencives et l'intérieur des joues, pharyngite (qui peut être confondue
avec une forme de pharyngite bactérienne). Il n'existe aucun traitement qui guérisse
définitivement l'infection au HSV-1. Les topiques antiviraux conseils sont efficaces
s'ils sont appliqués précocement. En cas de persistance, l'aciclovir en crème et/ou en
comprimés sera prescrit.
L'atteinte oculaire ne provoque pas de vésicules. Un larmoiement ou l'impression d'avoir
des grains de sable dans les yeux peuvent être les seuls signes de contamination par le
virus, d'où la difficulté du diagnostic qui sera du recours de l'ophtalmologiste.
L'herpès ophtalmique à répétition est à redouter car il peut atteindre la cornée et
ainsi altérer la vision. Il se traite par l'application d'antiviral sous forme de collyre
ou de pommade ophtalmique.
à l'herpès génital
Une des premières MST par sa fréquence, l'herpès génital est dû, le plus souvent, au virus HSV-2 dont les récidives peuvent être fréquentes pendant de nombreuses années. L'herpès apparaît brutalement, associé à un malaise général, assorti de fièvre occasionnant une gêne fonctionnelle majeure et un risque de contamination des partenaires. Chez la femme, il se localise, le plus souvent, dans le vagin et peut atteindre le col de l'utérus, ce qui rend le diagnostic difficile, car les signes ne sont pas visibles à l'il nu. Citons, également, le risque d'herpès néonatal en cas de grossesse associée à un herpès génital de la mère qui peut être gravissime pour l'enfant à naître. Le risque de contamination est heureusement relativement faible. Chez l'homme, l'herpès génital atteint essentiellement la verge, le prépuce et le gland. Les symptômes sont souvent moins douloureux que chez la femme et la guérison plus rapide. Un rapport sexuel de type bucco-génital avec un partenaire atteint d'herpès génital, peut entraîner l'apparition d'herpès buccal et vice et versa. Le traitement réside dans l'application d'aciclovir ou apparenté, sous forme de crème en association avec une forme comprimé.
Quelques conseils pour éviter la contamination
Les sujets atteints d'herpès labial doivent éviter : de toucher la lésion, les baisers, les contacts avec les personnes à risques (sujets souffrant d'eczéma : risque d'eczéma herpétique, les femmes enceintes, les enfants et les personnes immunodéprimées), de partager du linge et objets de toilette. Pour éviter l'auto-contamination, ne pas mettre en contact les doigts ou du linge de toilette ayant touché la lésion avec le reste du corps et pratiquer une hygiène régulière des mains.