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Information santé

 

La rhinite allergique

L’hiver est à peine terminé et les premiers pollens commencent déjà à faire pleurer les patients. En France la rhinite allergique touche plus de 15% des sujets âgés de 15 à 50 ans. Loin d’être anodine, cette pathologie fréquente est invalidante par les perturbations qu'elle entraîne sur la ventilation, le sommeil, l'odorat, le goût. D’autant que 30% des patients affectés par une rhinite allergique sont sujets à l’asthme.

DEFINITION

Selon l’OMS, la rhinite allergique est définie comme une inflammation des muqueuses nasales d'étiologie allergique. Selon la durée de l'exposition à l'allergène, la rhinite allergique peut être classée comme chronique, saisonnière ou professionnelle. Cette affection est très souvent associée à une physiopathologie dépendante des IgE. Le premier contact avec l’allergène correspond à une phase de sensibilisation. Les contacts ultérieurs, dits déclenchants, induisent des manifestations souvent bi-phasiques. La phase immédiate est caractérisée par des éternuements, un prurit nasal, un rhinorrée aqueuse et une obstruction nasale. Des symptômes chroniques dominés par une obstruction nasale entrent en jeux 6 à 24 h après le contact antigénique déclenchant.

CAUSES

Les rhinites allergiques saisonnières ou " rhume des foins" sont principalement le fait des pollens de graminées au printemps et aux pollens d’ambrosiacées à l’automne.
Les rhinites allergiques perannuelles sont liées à des allergènes domestiques de type acariens, animaux domestiques (chat, chien, hamster) et blattes.


Sesleria caerulea

Graminées

SYMPTOMES

Dans sa forme classique la rhinite allergique se manifeste par le trio éternuements, prurit nasal et rhinorrée aqueuse. D’autres éléments tels que toux, obstruction nasale, signes oculaires (picotement, larmoiement, prurit oculaire), irritation pharyngée et gêne respiratoire peuvent également se présenter. Sous sa forme atypique (perannuelle) la rhinite allergique doit être évoquée en cas d’infections ORL à répétition, de troubles de la ventilation nasale, de troubles du l'odorat, de ronflements nocturnes, d’asthme, voire de simple fatigue chronique.

DIAGNOSTIC

Si la clinique permet de poser efficacement le diagnostic, les tests cutanés permettent de le confirmer à 99%. Ces tests s’avèrent nécessaires dans le cadre de rhinites persistantes ou de symptômes divergents. Un dosage des IgE spécifique peut être envisagé dans certains examens complémentaires.

TRAITEMENT

Pour des symptômes légers, un antihistaminique oral et intranasal est souvent associé à un décongestionnant.
Pour des symptômes modérés à sévères un glucocorticoïde intranasal et une cromone sont ajoutés aux antihistaminiques.
L’immunothérapie spécifique s’impose comme le traitement curatif de la rhinite allergique. Il semble que l’immunothérapie sublinguale détrône progressivement la méthode par injection avec une bonne efficacité (75 % par rapport au placebo).

PREVENTION ET CONSEILS

L'allergie aux pollens est difficile à contrer. Mais ces quelques conseils peuvent apporter un réel confort à vos patients :
- Eviter les sorties à la campagne et le grand air durant la saison des pollens. En cas de crise il est préférable de rester à l'intérieur et d’assurer la ventilation avec un purificateur d'air, muni d'un filtre à particule ou d'un filtre électrostatique (plutôt qu'en ouvrant les fenêtres). Si l’on doit sortir, mieux vaut le faire tôt le matin avant que la rosée ne s'évapore, les quantités de pollens sont plus faibles.
- Consulter les calendriers polliniques.
- Prendre régulièrement des douches au retour de promenade.
- Privilégier les vacances à la mer.
L'allergie aux acariens doit bénéficier d'une prise en charge de l'environnement. Il est indispensable de prendre des mesures d'éviction globale au domicile :
- Eviter les moquettes dans les chambres (ou les traiter par un acaricide), les tentures, les doubles rideaux.
- Utiliser des housses anti-acariens, des sommiers à lattes ou à ressorts, des oreillers synthétiques et lavés tous les 3 mois à haute température.
L'allergie aux poils d'animaux (chat, chien, hamster,...) se gère idéalement en se séparant de l'animal, si c'est possible... Dans tous les cas, l'animal ne doit pas entrer dans les chambres.
L'allergie aux blattes nécessite une hygiène rigoureuse et nécessite de faire appel à des entreprises spécialisées.

Corylus avellana
Noisetier

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http://www.allergique.org/article.php3?id_article=616