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Information santé

LE PALUDISME

Aussi appelé malaria ( de l'italien mal'aria, air vicié), le paludisme ( du latin palus, paludis, marais) est une maladie parasitaire, transmise par le sang et les moustiques, très grave et répandue, qui entraîne dans le monde surement plus de décès que tous les cancers réunis. Elle touche souvent les enfants et les jeunes.
Le paludisme est la plus importante et la plus répandue des maladies transmissibles. Il menace près du tiers de l'humanité, atteint environ 600 millions de malades et est responsable chaque année de plus de 2 millions de décès.
Provoquée par des parasites microscopiques, les Plasmodium, cette maladie est transmise par la piqûre de certains moustiques, les anophèles.


DEFINITION :

Le paludisme est une infection parasitaire, transmise dans les zones d'endémie par des moustiques vecteurs (anophèles femelles). Les moustiques piquent pendant la nuit.
L'agent du paludisme est un parasite appartenant à la famille des Plasmodium.
Il existe quatre espèces de Plasmodium spécifiquement humains, dont la pathogénie et l'évolution sont très différentes :
- Plasmodium falciparum est l'espèce la plus pathogène et responsable des cas mortels. Elle est présente dans les zones tropicales d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Asie, et elle est dominante en Afrique.
- Plasmodium vivax co-existe avec P. falciparum dans de nombreuses parties du monde, et est présente dans certaines régions tempérées.
- Plasmodium ovale, principalement trouvée en Afrique de l'ouest, ne tue pas mais peut entraîner des rechutes 4 à 5 ans après la primo infection.
- Plasmodium malariae a une distribution mondiale mais très inégale. Elle n'est pas meurtrière mais peut entraîner des rechutes jusqu'à 20 ans après la primo infection.


SYMPTOMES :

Fièvre, maux de tête, courbatures, troubles digestifs (surtout chez l'enfant), augmentation du volume de la rate sont les signes d'alerte.
Mais surtout, le paludisme peut se compliquer d'atteintes cérébrales entraînant un coma mortel, en particulier chez les jeunes enfants vivant en zone d'endémie ou encore chez les expatriés ou chez les touristes.


PREVENTION :


Il n'existe pas de mesures de prévention standard. En effet, les mesures de prévention varient en fonction de la destination du voyage, de la durée, de la période, des modalités du séjour, etc. Le voyageur devra également être pris en compte dans la prévention : son âge, ses particularités physiologiques ou pathologiques, etc.
Les mesures de prévention varient aussi en fonction de l'évolution des données épidémiologiques et des connaissances scientifiques.


TRAITEMENT :

Les médicaments antipaludiques appartiennent à des familles chimiques différentes.
Les principaux anti-paludéens sont la quinine, la méfloquine, l'halofantrine, la chloroquine, les dérivés de l'artémisinine et l'association atovaquone-proguanil.


CONSEILS A L’OFFICINE :


Lorsqu’un patient vous fait part d’un voyage dans une zone à risque, quelques conseils pratiques peuvent lui être donnés. Il faut lui conseiller de supprimer les gîtes larvaires (eaux stagnantes à proximité des habitations). A l'intérieur des habitations il faut lui conseiller d’utiliser des plaquettes insecticides, des diffuseurs d'insecticides, d’imprégner ses vêtements avec un insecticide, de dormir sous moustiquaire imprégnée d'insecticide, de climatiser si possible la chambre.
A l'extérieur des habitations, dès qu'il fait nuit, il faut conseiller au patient de porter des vêtements à manches longues, des pantalons longs et des chaussettes, de couleurs claire. Il est également important d’empêcher la pénétration des anophèles à l'intérieur des habitations et bien sur de dormir sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide.
Il faut également sensibiliser les parents sur le fait que les enfants peuvent vite mourir du paludisme et qu’il ne faut emmener des nourrissons ou des jeunes enfants dans une zone impaludée qu’en cas d’absolue nécessité.

ACTUALITE :


Dans l'Hexagone, la malaria importée représente 7 000 cas chaque année et environ vingt morts. La France a le triste statut de pays européen le plus touché. Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire , ces chiffres alarmants sont liés à la mauvaise observance de la prophylaxie par les voyageurs et non à l'augmentation de la chimiorésistance. Dans 98 % des cas, la contamination a lieu en Afrique. Source : Tribune


SITE WEB :

http://www.impact-malaria.com/